Visées professionnelles
Cette formation vise à renforcer les compétences des professionnels confrontés à des personnes ayant vécu des événements potentiellement traumatiques, afin de sécuriser les accompagnements et de prévenir l’usure professionnelle.
Elle permet d’adapter ses pratiques pour mieux repérer les effets du psycho-traumatisme, ajuster sa posture relationnelle et travailler dans un cadre institutionnel contenant.
Personnes concernées et prérequis
Tout·e intervenant·e souhaitant élargir ses connaissances sur le psycho-traumatisme et ses répercussions dans le cadre de son activité (travail social, médico-social, sanitaire, associatif, éducatif, judiciaire, etc.).
Pré-requis : exercer dans un contexte où l’on rencontre des personnes ayant vécu des violences (familiales, politiques, institutionnelles, exil, torture, mariages forcés, excision, etc.).
Si vous êtes en situation de handicap, indiquez-nous vos besoins lors de l’inscription
Objectifs opérationnels
Identifier les principales manifestations du psycho-traumatisme et leurs conséquences individuelles et relationnelles.
Accueillir avec bienveillance une personne ayant vécu des traumatismes sévères, sans excès d’empathie ni rigidification défensive.
Repérer et limiter les situations à risque de reviviscence pour les personnes accompagnées.
Clarifier ce qui appartient à la personne accompagnée et au professionnel, afin de favoriser la mise à distance dans les situations complexes.
Poser des limites professionnelles ajustées et sécurisantes pour chacun.
Reconnaître les effets du traumatisme transmis ou vicariant (usure, résonances, surcharge émotionnelle) et mettre en place des stratégies de protection.
Contenu
Accueil et soutien de victimes de traumatismes graves (torture, mariages forcés, excision, violences familiales, violences politiques, violences institutionnelles…).
La violence grave : rappels cliniques et conséquences médico-psychologiques.
Effets du traumatisme sur les relations, la confiance, l’attachement et la communication.
Approche systémique : familles de réfugiés, réfugiés en famille, travail avec les proches.
Raisons et usages de la torture, enjeux éthiques et politiques dans la relation d’aide.
Impact du traumatisme sur la relation d’aide : comportements « paradoxaux », ambivalence, retrait, agressivité.
Travailler la « bonne distance » : cadre, limites, partage du territoire, compatibilité entre rencontre humaine et contraintes institutionnelles.
Transfert, contre-transfert, résonances, engagement professionnel et respect du cadre institutionnel.
Place des mots dans la rencontre : risques des discours maladroits, repères pour un langage contenant.
Empathie, authenticité professionnelle, possibilités de co-construction d’un espace sécure.
Méthodes et moyens pédagogiques
Apports théoriques articulés à l’expérience de terrain des participants.
Étude de situations concrètes, analyses de cas, travail à partir de difficultés rencontrées dans l’exercice professionnel.
Temps d’échanges sur les conditions de travail, l’ambiance d’équipe, l’organisation des tâches et leurs impacts sur la prise en charge des situations traumatiques.
Travail réflexif sur les valeurs, les priorités, les objectifs professionnels, les perceptions, émotions et modes de communication des participants.
Dispositif d'évaluation
A l’ouverture de la formation : formulation des attentes des participants confrontées aux objectifs de formation.
Les acquis et la satisfaction des participants seront évalués à l'issue de la formation lors d'un tour de table, et à l'aide d'un questionnaire individuel « à chaud » portant sur l'atteinte des objectifs, le programme de formation, les méthodes d'animation et la qualité globale de l'intervention.
A distance de la formation : il appartiendra aux stagiaires d’analyser les effets de la formation sur les pratiques individuelles et collectives de travail, selon les cas particuliers.
Conditions matérielles
Formation disponible en présentiel
Durée indicative
2 journées, soit 14 heures de formation
Tarifs et délais d'accès
Tarifs intra : 1180€ par journée d'intervention
Votre demande de devis sera traitée dans les 5 jours ouvrés
Après accord du devis, la programmation de la prestation se fera en accord avec le commanditaire
Modalités d'accès
L’accès à nos formations peut été initiée, soit par l’employeur, soit à l’initiative du salarié avec l’accord de ce dernier, soit à l’initiative propre du salarié.
Aucune de nos formations n’est éligible au CPF (VAE éligible au CPF). Des prises en charge par votre OPCO restent toutefois possibles (le Lab’ESCOSA est certifié Qualiopi, depuis janvier 2025).
Toutes les informations concernant l’organisation, la visée professionnelle, les prérequis, les objectifs, la durée, les contenus, les délais d’accès, les tarifs, les contacts, les méthodes mobilisées et les modalités d’évaluation de votre stage sont visibles sur notre site internet dans la rubrique formation.
Pour contribuer à l’évolution des pratiques et des organisations, le Lab’ESCOSA propose également des formations « sur-mesure » ou des adaptations des formations prévues au catalogue : Organisées dans votre structure, adaptées à vos besoins spécifiques, animées par des formateurs et consultants de haut niveau.
L’organisation logistique, technique, pédagogique et financière est établie lors des divers échanges entre le Lab’ESCOSA et le client.
Après validation des modalités pédagogiques, financières et logistique de la formation, une convention de formation ou un contrat de formation est transmise au client, avec un document permettant de transmettre au Lab’ESCOSA l’identité des stagiaires.
Une convocation est transmise quelques jours avant le début de la formation au commanditaire. Une feuille de présence est signée par les participants par demi-journée de formation. Une attestation de fin de formation est communiquée à l’issue des séances pour chaque participant (sous condition de participation effective).

Intervenant
Pierre Duterte, médecin, psychothérapeute et thérapeute familial. Après 15 ans de médecine générale il s’engage dans la vie associative, et dirige et anime ensuite pendant 30 ans des centres de soins pour victimes d’atteintes graves au Droits Humains en France et à Kaboul. Il a également travaillé comme formateur et expert sur le terrain aux quatre coins du monde.
